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EMILIE LECOMTE

EMILIE LECOMTE

Trail et montagne, le partage d'une passion..

Publié le par emy
Publié dans : #NEWS

 

LANGTANG / GANESH HIMAL / MANASLU

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Le Népal, une première pour moi. Et le rêve d'une vie aussi; enfin, un de plus parmi tant d'autre... Cette fois, je le touche du doigt! Je vais enfin découvrir ces sommets si vertigineux, cette ambiance si mystique parfumée d'encens à chaque coin de rue, ce contraste entre la cacophonie de Kathmandu et la zénitude des villages perdus au beau milieu d'un immense nulle part...Un pays peuplé d'un peu plus de 60 Ethnies et de castes différentes et une forte empreinte religieuse partout ou nous allons. Le Népal dans toute sa splendeur.

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14 jours de course, ça aussi c'est une première. Surtout si l'on se met dans le contexte d'une course dans un pays ou les habitudes alimentaires sont bien différentes des nôtres et ou notre estomac va être contraint de s'adapter dans les meilleurs délais, sous peine de ne pas échapper à la "tradition" Népalaise...

Chaque jour un nouveau départ à gérer pour une "petite" étape d'environ 25km, parfois plus, rarement moins.  La distance journalière n'est pas la principale difficulté, en revanche, il faut gérer l'altitude...

 

Le Trail des 3 vallées, avant tout une aventure Humaine et à vocation humanitaire. C'est un concept dans son intégralité, qui se veut être totalement à l'image de son directeur de course: sous le signe du partage, et de la convivialité. Plus, bien plus qu'une simple course: La découverte d'un pays, d'une culture, d'un environnement différent, ou l'altitude et la rudesse de la montagne nous rappelle que nous sommes bien peu de chose face aux éléments...

 

 

Jour 1 Kathmandu - installation à bodnath

 

Cette 1ère journée est libre, et principalement consacrée à la préparation ultime des sacs aux porteurs et à la vérification du matériel de sécurité obligatoire pour nos sacs de courses. 15kg max, il va falloir faire le tri et ne garder que le strict nécessaire pour l'après course. La question du jour c'est: Comment faire rentrer notre "mode confort" dans ce sac...? On se rendra bien vite compte qu'en fait, le mode confort et bien avec ou sans sac en fait on ne le retrouvera qu'à l'arrivée!... QUECHUA-STORE 0697

QUECHUA-STORE-0698.JPGBriefing de notre directeur de course qui en profite pour nous remettre les dossards, et celui Doc qui en profite pour nous faire monter la pression avec son caisson et ses aiguilles à planter dans le bras du copain si jamais....Ambiance détendue mais perplexe à la fois!

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Nous vaquons à nos occupations dés que possible, et en bons touristes que nous sommes, en profitons pour nous jeter dans le premier taxi pour Thamel pour aller faire les achats de dernière minute, pour être fin prêts à affronter le froid de Larkya pass...

 

Notre petit groupe, 17 coureurs; idéal pour une ambiance conviviale et soudée. Auquel il faut ajouter 22 porteurs, plus 16 personnes et le Doc pour constituer le staff local de Dawa.

 

 

1 Avril, Etape 1 Bodnath 1400m - Chipling 2200m 25km 1500m+ 

LANGTANG

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Nous voilà donc enfin arrivés au jour J, début de notre long périple. La cérémonie d'ouverture et le départ sont donnés depuis la place du majestueux Bodnath Stupa.

Nous sommes regroupés au milieu et sous les yeux stupéfais des locaux et de quelques touristes.QUECHUA-STORE 0710

Moment solennel intense ou la prière de Dorjee Sherpa nous plonge déjà au coeur d'une aventure particulière. Ses mots raisonnent à l'intérieur de nous, et même si nous ne comprenons pas tout, on en imagine le sens... Une pincée de riz jetée en l'air, on espère que tout ira bien pour nous, et que nous serons bientôt de retour...

 

Extrait du premier compte rendu de course que j'ai eu le plaisir de rédiger pour cette étape:

" Un petit mot sur cette première étape, le soleil encore brûlant de 15H36 sur la joue, depuis le "Lama Guest House" de Chipling à 2200m:

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Notre petit groupe de 17 est rentré à bon port. Accueillis comme des rois et après un bon petit jus de fruits frais et l'excellent repas concocté par nos cuisiniers, nous sommes ragaillardis et profitons un temps magnifique, d'un point de vue superbe et de la zénitude de l'endroit qu'il a fallu mériter ...

 

QUECHUA-STORE 0685Partis à 8h ce matin depuis la mythique place de Bodnath, ou siège le fameux Bodnath Stupa, (pour lequel nous n'avons pas échappés au rituel des 3 tours pour y trouver le maximum d'energie, ou de recueillement selon ce que l'on vient y chercher...);

Départ groupé au rytme de mise en jambes pour ces 14 étapes à venir, nous traversons les rues d'une petite partie de Kathmandu, une section de "route" (carrossable mais pas bétonnée pour autant) d'environ 10km pour rejoindre le premier point d'eau à Sundarijal. Point d'entrée du Shivapuri national park, ou nous sommes "lâchés" pour chacun mener sa course à son rythme dans le magnifique "parc de la reine".

Pour nous mettre dans l'ambiance, le panneau à l'entrée du parc annonce 1100m D+ pour 16km, et effectivement nos premières pentes sont de vrais "murs". Une série d'escaliers interminables sous une chaleur étouffante, qui à tôt fait de nous faire monter les pulses...

 

Pour ma part, je dois affronter ce matin un méchant mal de ventre, qui me donnera juste de bonnes nausées, et des jambes sans jus. J'ai la tête qui chauffe très vite, et malgré une bonne hydratation, on peine à faire descendre la température du corps.

 

Le petit groupe de tête est mené par Martial et Manikala, très faciles sur cette première journée. Juste derrière, ils sont suivis de Cyrille, Virginie, François B et moi.

Après avoir pas mal peinée jusqu'au premier col, passage à 2400m, débute la partie qui va me remettre dans la course:  Une belle descente, bien technique, qui n'est pas sans rappeler certaines portions de la Réunion... J'y reprend successivement Virginie et François B, puis rejoins Cyrille.

 

Les yeux attentifs à un balisage somme toute un peu "délicat", Cyrille et moi checkons alternativement la bonne route. Malgré quelques doutes récurrents, nous ne nous sommes pas perdus.

 

Nous traversons de jolis petits villages, puis déboulons sur une large piste d'environ 1km, ( "Hors Taxe" selon Dawa, comptez plutôt 2, 3 km...). Dernière portion roulante qui nous amènera au dernier gros coup de cul: un sentier bien étroit et parfaitement raide d'environ 300m+ qui nous conduit au joli lodge à Chipling, ou nous logeons ce soir.

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Bilan de la première journée: Ravie de cette première étape malgré un début difficile. Notre petit groupe de 17 est super content, on ne dénote pas de blessure, mais de légers désordres gastriques ont fait leur apparition, comme le veux la coutume Népalaise...

 

Notre "Gentil Organisateur" en la personne de Dawa montre des signes d'amélioration de santé: Il remange bien!

Et le Doc? Et bien il veille sur nous!

A demain pour de nouvelles aventures sur les sentiers Népalais!...."

 

 

2 Avril, Etape 2 Chipling 2200 - Tharepati 3690  21km 2050m+

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Nous sommes dans le vif du sujet ce matin puisque toute l'étape se fera au dessus de 2000m pour rejoindre Tharepati à 3700m. Autant dire que le souffle est vite court, d'autant que nos sacs de courses ne sont pas légers: Il faut ajouter au matériel de sécurité obligatoire des vêtements chauds pour l'arrivée, car nos porteurs sont rarement là de bonne heure voir même en ce qui concerne le mien, (Dawa, un autre, no 14...), régulièrement parmi les derniers à arriver, alors que pour moi c'est plutôt l'inverse...L'attente sera longue et la température fraîche à cette altitude.

 

Pour l'heure, il fait très beau, et très chaud. Nous profitons de la fraîcheur des sous bois, ou le rouge vif et le Rose intense des flamboyants Rhododendrons ornent les sentiers que nous traversons.

Mélange de sentiers vallonnés rapidement remplaçés par de raides montées dans la caillasse, dont on ne voit pas la fin...

Martial & Malikala ont pris la poudre d'escampette une nouvelle fois ce matin. Je ne tarde pas à reprendre Cyrille et kalden, sans doute partis un peu trop vite.

 

Dawa en mode "photo reporter à la cool", me rattrape à l'approche du col.  Il ne peut pas trop courir mais, même quand il est malade, dawa en mode cool, il envoit quand même du paté! C'est presque énervant de voir autant de facilité quand nous on est en  mode "je cherche l'oxygène pour avancer..." ;-) Et je le regarde s'éloigner tranquillement mais sûrement dans la descente, finish de cette étape, je n'essaye même pas de suivre...

 

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QUECHUA-STORE 0725Installation dans le mignon petit Lodge "Sumchho Top Lodge" de Tharepati.

Une pièce principale très chaleureuse, ou siège un poele fort appréciable et des banquettes en U qui nous permettent de nous regrouper tous ensemble pour profiter d'un super moment de convivialité pour cette "après course". Les arrivées se font au fil de l'eau, et certaines ne passeront pas innaperçues, comme celle de Dario, qui est arrivé au bord du malaise, blanc comme un linge, le palpitant tournant à plein régime...

Nous l'allongeons sur la banquette et tentons de le calmer et avant tout de le réconforter. Il ne souffre en fait que d'une bonne hypo, mais il nous a fait bien peur.

 

"Soup Soup" pour chacun des arrivants. Nous seront vite habitués à ce rituel de repas d'après course: La soupe à chaque repas, forte dominante de coriandre et le plus souvent garnie de "pâtes" (du moins ça en avait la texture), et de patates. Pour le plat principal, encore des patates, frites, vapeur ou sautées. Parfois nous aurons la chance d'un bon plat de riz bien parfumé, et aussi bien épicé naturellement. Mais ça ce ne sera que les jours de "confort"...

Pour les repas du soir, encore de la soupe, plus souvent sous forme de bouillon, et accompagnée du plat emblématique Népalais: Le Dal Bhat (Riz, légumes cuits et lentilles, enfin beaucoup de jus et très peu de lentilles en fait).

Les jours de confort nous avons droit à une note sucrée en fin de repas: Ananas au sirop ou une part de gâteau à la crême ou encore quelques biscuits pour accompagnée la boisson de tous les instants: "Black Tea". Nous apprécions ces quelques douceurs qui nous rappellent que la gourmandise n'est pas un vilain défaut, mais plus un péché mignon, et qu'il fait du bien de ravir les papilles de temps en temps, c'est bon pour le moral des troupes! :-)


Les jours de conforts sont ceux ou l'on trouve une douche, ou un robinet ou l'on puisse se faire une petite toilette, rafraichissante car naturellement à l'eau froide.

Et les jours de grand confort sont ceux ou l'on a de l'eau chaude, un lit avec matelas mou, de l'électricité pour recharger batteries de GPS et portables, lumière dans les chambres, et du réseau pour appeler nos familles.

 

C'est là que l'on prend conscience que nous vivons dans le super luxe et que ces petits détails du quotidien qui nous paraissent naturels et complétement normaux, ici prennent une toute autre valeur...

 

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Ces enfants qui viennent se jeter dans nos bras pour jouer avec nous n'ont pas la télé et ne sont pas bercés par Gulli, mais en sont ils plus malheureux pour autant? Biensûr ils ne connaissent pas autre chose, mais la rigueur du milieu ou ils naissent, en font rapidement de jeunes débrouillards qui touchent à tout et qui savent faire tout un tas de choses de leur propres mains. Par nécessité évidement, mais quelle leçon de vie pour nos jeunes qui n'ont plus idées des valeurs, et qui se laissent porter par notre système...

 

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  Petite parenthèse de reflexion fermée, pour revenir à cet après midi de récup, ou le soleil brille mais ou le vent est frais; je propose une nouvelle séance de stretching à la petite troupe de traileurs encore courageux. Je compte très vite de fidèles adeptes en la personne de Martial, François B, et Willy, et de nouveaux amateurs venus de la Réunions auprès de Jean Claude et Camille. La séance en plein vent en a découragé certains....

 

La journée touche à sa fin, repas du soir à 18H, en route pour notre première nuit à 3700, bien agitée, peu de sommeil en perspective...

 

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3 Avril, Etape 3 Tharepati 3690m - Laurebina Pass 4610m- Gosain Kund 3800m 18km 1720m+

 

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Gros soleil ce matin pour un gros morceau au programme: Le Laurebina pass, 4610m

 

Ce sera mon premier 4000, et la première fois que je dépasse 3800m... Et dire qu'on se  rapproche de la hauteur de notre Mont Blanc national, ça donne quelques frissons d'imaginer qu'ici ça reste une altitude très moyenne, alors que chez nous, c'est juste notre plus haut sommet!...

Comme prévu, la nuit n'a pas été très réparatrice, mais la pêche est là.

Le sac est assez lourd aujourd'hui: Crampons obligatoires, corde et mousqueton en plus du matériel de sécurité de base + grosse doudoune + coupe vent + du change chaud pour après la course.

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Petite chanson du jour improvisée sur la ligne de départ pour donner du courage à tous les équipiers de notre petite tribu, puis Pemba siffle le Go, et c'est parti pour une belle journée!

 

Parcours un peu vallonné pour démarrer et nous amener gentiment vers la principale difficulté du jour. Un panneau affichant le triangle "Danger" nous oblige à chausser les crampons sous peine de 2h de pénalités. Et effectivement de grosses sections en dévers recouverts de verglas animent notre descente. Je m'éclate comme une folle dans ces pifs pafs sinueux, tortueux, enneigés et verglassés. C'est trop bon! virages un peu tendus ou l'on peine à freiner dés que l'on prend un peu de vitesse, voummmm que c'est bon! Je passe le Doc et Chhiring en chantonant, avec un large sourire de bonheur sur les lèvres.

 

Alors que les premiers kilomêtres s'avalent plutôt bien car très ludiques, nous ne tardons pas à attaquer cette redoutable longue montée... Je suis encore en manches courtes et en Tshirt alors que mon souffle court et le vent glacial qui me refroidit tout le corps me rappelle que je ne devrait pas tarder à approcher des 4000m dans peu de temps, voir j'y suis peu être déjà.... Je passe le gilet sans manche, et perd ma ceinture porte dossard dans cette première manip de sac sans m'en rendre compte sur le coup... Nous continuons à monter et sans doute à transpirer mais je ne le sens déjà plus, je continu à me refroidir. Sans plus tarder j'ajoute le coupe vent et tente de mettre à l'abri toutes les parties du corps sensibles, la tête, les oreilles, et les mains.

Mes pas ralentissent tous seuls à mesure que je continu à prendre de l'altitude. Il me semble que les jambes s'alourdissent alors que la pente n'est pas si raide. C'est très curieux comme sensation. L'effort est loin d'être insurmontable, mais pour autant je suis loin d'être facile.

On aperçoit régulièrement des bosses qui semblent être enfin l'arrivée à la pass, mais non, ce n'est qu'un dôme de plus qui nous amène vers un autre encore un peu plus haut, puis encore vers un autre, puis encore un....

Cette fois il reste un tout petit coup de cul à franchir, et les drapeaux de prière annoncent clairement le Laurebina... Il ne reste que trois fois rien à grimper, mais il me semble que ces derniers mêtres se dressent devant moi comme un véritable mur enneigé ou les pieds doivent taper dans la pente pour ne pas glisser, et ou chaque pas de plus est comme un grand écart vertical...

 

Cette fois, ça y'est j'y suis! Le Laurebina pass  , un passage trop rapide à mon goût. Je regrette presque d'être en mode course et donc d'être obligée de ne pas m'attarder plus longtemps ici ne serais que pour kiffer l'endroit, et surtout l'instant. En même temps il fait vraiment très froid, mieux vaut ne pas trop s'attarder justement...

Je m'enfonce dans la neige épaisse par moment dans la descente, suffisament pour couper la foulée et chuter une fois ou deux. En  me rattrapant je plonge la main dans la neige. Je ne m'en suis pas rendu compte toute de suite, ce n'est que quelques instants plus tard que je ne sentais plus le bout de mes doigts, et avec l'altitude j'ai commencé à flipper. Tout était raide et engourdi. Je me suis mise à focaliser sur le réchauffement de la main pendant toute la descente, à bouger les bras dans tous les sens, à tenter de bouger les doigts comme je pouvais. Puis c'est revenu petit à petit... Ouf, ça fait du bien!

 

Plus de neige maintenant, une série de montées descentes le long de ces lacs gelés en contre bas. Les crampons que j'ai aux pieds depuis quasi le départ, tabassent sur les rochers et ralentissent ma foulée qui n'a déjà pas besoin de ça pour ne plus être dynamique du tout... Nous traversons 2 villages, que j'espère être l'arrivée de l'étape, bien que persuadée qu'il semble être un peu trop tôt pour que ce soit là....

 

Descente finale, sur une large "piste" on va dire, complètement défoncée et crevassée, on ne sait plus trop bien dans quel sens ça part, mais apriori on doit descendre... On croise un max de trekkeurs, le plus souvent eux sont en montée, et moi je leur déboule dessus en descente... Je me mets à leur parler en Anglais à tout va, ravie de sentir que la fin de l'étape est imminente sans vraiment en voir le bout....

Puis j'entends le sifflet qui annonce l'arrivée d'un concurrent, je presse le pas, et aperçois la "sacro sainte" banderole blanche du finish. Ouhh qu'c'est bon!!

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Il a neigé toute la nuit, (d'ailleurs Martial peut l'attester, il a même eu droit à de la neige dans la figure et sur le duvet pour être sûr de ne pas avoir trop chaud!...), et à notre réveil, c'est juste magique:

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4 Avril, Etape 4 GosanKund 3800m - Sybrubesi 1510m 18km -2475m +112m

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 Les yeux émerveillés sur l'horizon, la douceur du soleil nous réchauffant, l'instant est délicieux; on aimerai le prolonger encore un peu, mais.... Il va être l'heure de remettre ça, et d'aller gambader bien plus bas dans la vallée...

Aujourd'hui, c'est un peu le réconfort d'après l'effort: Hier journée difficile, et pour ce 4ème jour, régalade au programme, puisqu'il s'agit d'une toute petite étape, rien que de la descente, ou presque, une sorte d'étape de transition pour nous permettre de "digérer" l'acclimatation à l'altitude. 

Je m'en réjouis d'avance, et pour donner du beaume au coeur à la petite tribu, j'improvise une nouvelle fois, la "chanson du jour": 

Ma singerie étant faite, so good, on va pou voir y aller! Mais pas avant d'avoir bougé le popotin de nos porteurs préférés! 

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"yeah number fourteen, go  go go!" Will, Jean Claude, Camille et moi, savons que nos 4 porteurs se tirent la bourre pour celui qui arrivera le plus tar d, ça nous fait bien rire, du moins jusqu'au soir... ;-) 

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La Réunion & la Martinique réunies à 3800 au Népal! Elle est pas belle la vie? 


5, 4, 3, 2, 1....Go!

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C'est parti pour 1H47 de pur bonheur! Le démarrage est bien glissant, et peu stable à cause d'une neige bien fraîche mais ensuite c'est un mélange "technico physico ludique"! Il n'y a qu'à se laisser glisser! Ou presque, parce que le balisage est franchement éparse sur cette étape ou s'entrecroisent pas mal de sentiers...

En fait les baliseurs ont bien fait leur job, mais les locaux, les enfants notamment, sont attirés par ces petits rubans rouge, et les retirent pour jouer avec... Alors parfois, on se retrouve pendant plusieurs kilomètres sans confirmation d'être sur la bonne trace, et quand arrive une bifurque, et bien...Au petit bonheur la chance, on s'engage, on sert les fesses, et il n'y a plus qu'à prier que se soit la bonne trace, sinon il va falloir tout remonter...! 

Mon ami Jean Claude, alias "The Descendeur", lui a une méthode que je qualifierai de "sioux" qui consiste à analyser en 2 2 les traces de pas au sol...Evidemment ça ne marche que dans la terre, sur les rochers ça fait pas.... ! 


Il faut faire preuve d'agilité dans cette descente, encore des marches, mais toutes fines, très rapprochées ou il est impossible de poser un pied entier dessus...

 

"Agilité" c'est sans doute ce qu'il aura manqué à notre François B, qui termine cette étape avec une monumentale entorse de la cheville, en se l'étant retournée 5 ou 6 fois... Pas cool... 

 

Tiens voilà la rivière, on ne devrait pas tarder à s'approcher de la fin de l'étape...

524745_624946360852316_1793117837_n.jpgDawa en embuscade au détour d'une passerelle, armé de caméra et appareil photo, il faut traverser la rivière et l'arrivée à la civilisation se fait un peu plus haut.

On retrouve une "route", "des" voitures, "plein" de petits commerces, un Cybercafé, une population un peu plus dense, et, nous allons dormir dans un hotel "tout confort": chambre bien isolée du vent et du froid, lit avec matelat, douche et wc individuels, eau chaude, éléctricité, de quoi faire nos lessives, et un peu de viande au diner ce soir...  De quoi nous refaire "la cerise!"

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"Soup Ready"...les p'tits loups sont rentrés au bercail, tous, enfin pas tout à fait... Nous nous apprétons à entamer notre repas d'après couse, mais Dario est aux abonnés absents...Le Doc et Lydia nous disent l'avoir aperçu à la rivière mais ça fait un bon paquet de temps maintenant... Mais que fait il? Malade? espérons qu'il ne se soit pas perdu entre la rivière et l'hotel....

Et qui voit on arriver la bouche en coeur, fier comme un coq, l'air de rien, comme si tout était normal....? Notre Dario national, frais pimpant, il s'était juste baqué, à la rivière tranquillou, avant l'arrivée de la course.... Normal quoi!...;-) Enorme notre Dario!


N'empêche que ça nous a bien donné envie, so let's go to the river!...

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Plutôt encombrant pour un trek....

 

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C'est pourtant clair non...?

 

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Le "Girl power" des 3 Vallées! avec Virginie Pytel et Isabelle Olive

 

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Avec mes 2 chouchoux pralinés de la Réunion: les frêres Eclapier Jean Claude & Camille

 

 

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                     Bain de pieds rafraichissant, pour faire circuler le sang! lé bon pour la récup!

 

 

5 Avril, Etape 5 Sybrubesi 1510m - Somdang 3258m 22km +2280m -557m

Nous entrons dans la région de Ganesh himal

 

Je ne suis pas sûre que cette journée de transition d'hier m'a été si profitable car la nuit a été très agitée, j'ai le sentiment d'avoir vu chaque heure du cadran tourner, et je suis méga fatiguée ce matin...A moins que ce ne soit notre passage au dessus de 4000 qui me mette à plat, je ne sais pas, mais j'ai vraiment la tête dans le paté...

 

Au programme today: Une bonne grimpette pour nous réveiller justement, à froid, on doit s'avaler un bon 900 d'un seul coup d'un seul.... mmmhhh trop cool!

 

A l'entrée d'un village, je loupe le balisage qui part discrêtement sur la droite, et continu tout droit, sur le sentier qui continu à grimper en balcon. Je ne vois pas de trace, mais ne m'en  n'inquiètes pas de suite car c'est très fréquent tous les jours. Je jette un oeil derrière tout de même et aperçois Will qui me suit pas très loin... J'entends siffler et crier en contre bas, et je vois des locaux nous faire des grands signes sans comprendre leur signification... Encouragements? Bizarre. Je me retourne pour voir ou en est will, et là je le vois carément faire demi tour. Je cri auprès de will pour essayer de comprendre ce qu'il se passe, et il me répond à la cool, façon "Martinique" : "il parait que c'est pas le bon chemin"... Lui détendu, moi énervée, étonnant non?...Demi tour, je déboule dans le sentier sur Will puis Virginie, en ralant tout ce que je peux, décidément ce n'est pas le bon jour... Je retombe enfin sur la trace, et peste tout en montant énergiquement pour passer cette étourderie qui me fait perdre du temps et de l'énergie inutilement...

 

Je me rends compte que dans la bataille, Jean Claude et Kalden nous sont repassés devant. Franchement, il n'y a pas lieu d'en faire un drame, mais tout cela me met en boule, je crois que la fatigue y est pour beaucoup...

Nous avons quitté la piste pour monter à travers la forêt, une montée bien raide pour ne pas changer. En tout cas, elle me parait bien raide. Nous avons rattrapé un petit groupe de porteurs et du staff.

Un trop plein d'émotion et de fatigue combinées me font la gorge serrée, les larmes me montent, et j'ai juste envie de hurler à cet instant... Ne me demandez pas pourquoi, mais je m'arrête et verse quelques sanglots étouffés, devant un membre du staff, qui reste prêt de moi, comme pour s'assurer que je vais bien.... non je ne vais pas bien du tout, mais c'est juste dans la tête et un peu dans le corps aussi sans doute... Ces quelques minutes de relâchement me font le plus grand bien. j'avais besoin que ça sorte pour retrouver un nouvel élan, un second souffle pour continuer cette ascension vers le Khurpudanda Pass 3620m.

 

Will et moi nous suivons de prêt; Sur la piste forestière qui va nous mener vers le dernier coup de cul avant le col, il part devant, d'un bon pas. Puis je le reprend à mon tour dans le passage enneigé dans les derniers mêtres avant la pass. Le balisage un peu trop absent n'est pas évident à suivre, mais la logique veut que l'on monte, donc on devrait être sur le bon itinéraire.

 

J'arrive au col quelques minutes avant Will, un peu trop pour que nous entamions la descente ensemble; fort dommage pour lui et pour Virginie qui n'est pas très loin derrière, car ces 2 zouzous là, se plantent à 4km de l'arrivée, au beau milieu de la descente, la faute à un balisage douteux à un croisement entre une piste et un sentier peu visible qui continuait à descendre... ça me rappelle vaguement une histoire qui m'est arrivée il y a peu... Je leur avait pourtant bien raconté cette mésaventure, ce n'était pas utile de la tenter à leur tour.... ;-) Les voilà partis pour se refaire une bonne bosse avant de rentrer, et de enfin trouver la route du retour pour le très joli Lodge de Somdang 3258m.

 

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QUECHUA-STORE 0783Nous sommes répartis dans deux lodges différents, pour la nuit et les repas. Le nôtre est particulièrement chaleureux et nous avons la grande chance d'avoir une pièce principale pour les repas chauffée à bloc par un bon poele central, c'est enorme!

Nous invitons les copains à se réchauffer avec nous pour l'après midi autour d'un bon black tea, bounty et biscuits offerts par tite Christelle et Virg,  et d'une conversation ou l'on refait le monde avec Dawa...

Le soir nous sommes récompensés par une méga assiette de spaghetti "bolo" avec même un peu de fromage (de Nack) pour agrémenter!... Trop bon! N'est ce pas Martial?!

 

A partir de demain, nous serons répartis en 2 groupes pour les étapes, avec 2 départs échelonnés à une heure d'intervalle, pour permettre aux plus lents comme aux plus rapides de voir du monde sur la course et de faire un peu d'émulation.

Groupe1 1er départ: Isa, Christelle, François Poissonnier, Jean Michel, Jean Marie, Dario, Lydia, François Bernard

Groupe2 2ème départ: Jean Claude, Camille, Will, Virginie, Cyrille, kalden,Martial, Malikala, et moi.

 

6 Avril, Etape 6 Somdang 3258m - Pansang pass 3830m - LapaGaon 1810m 29,5km -3007m +1647m

 

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas! Heureusement pour moi!

Aujourd'hui je suis impatiente d'en découdre avec ces 3000m de Dénivelés négatifs annoncés. Avant cette partie de plaisir, il faudra s'avaler une bonne grimpette jusqu'au col de Pansang, passage à 3800. Puis se sera le début de la première grosse descente.

 

Du technique à gogo, des panaromas à couper le souffle, une variété de paysages et de sentiers qui en font une journée remarquable et mémorable.

Nous avons eu le droit à un condensé réunit de tous les terrains possibles en trail. Du gros cailloux, de la racine, de la terre, du mélèze, traversées de rivières, ambiance tropicale, puis progression au milieu d'étendues verdoyantes de différentes cultures en terrasses.

 

Sur notre route nous croisons toujours bon nombre de locaux avec ou sans charge sur le dos, et auxquels nous ne manquons pas de glisser des " Namasté, Namasté"....

 

Le soleil brille de plein feu et il fait une chaleur de plus en plus étouffante à mesure que nous perdons de l'altitude.


Les derniers 500m de D+ nous amenant vers le village Lapagaon tout la haut, se font dans une forêt dont on apprécit la fraicheur, bien que la raideur de la pente, elle, soit beaucoup moins clémente et nous fait vider les dernières gouttes d'eau du Camel...

 

Je rattrappe même ici à quelques encablûres de la fin de l'étape, notre Martial national, dit "snickers" pour les intimes... Il est en perdition le pauvre car à sec d'eau depuis trop longtemps, il puise dans ses dernières réserves, totalement déshydraté. Je ne peux même pas lui venir en aide, étant également en panne d'eau depuis presque le début de la montée...

 

Les odeurs de feu de bois ou de plastique brûlé ça et là dans tout le village, mélangées à l'encens, me portent au coeur... En plus d'être étouffant, avec la chaleur ambiante c'est assez nauséeux...

 

Bienvenue à LAPAGAON, camp de base pour notre Rest Day de demain...

 

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Pour du rustique, ça va être "rustique":

 

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Notre coin dodo, sur des planches, sous un toit, à l'abri du vent, mais pas du bruit, au 1ère étage de ce qui semble être le resto des locaux...

 

Malikala et moi avons la chance d'être dans une petite pièce à part... Nous en profitons pour bavarder pas mal, et faire d'avantage connaissance. En fait du mieux que je puisse me débrouiller avec mon "Franglais" légendaire...Quand je ne rajoute pas une petite note d'Espagnol dans tout ça...

 

Isa nous a dégoté une petite douche "authentique" dirons nous: En plein milieu de la campagne, à l'abri des regards du village, dans un petit court d'eau, qu'on espère être à peu près propre... De toute façon on ne se pose pas trop de question, repérage du coin avec les garçons, Will, François et Martial; l'endroit nous ira très bien pour un peu de fraicheur, il nous tarde Virg et moi de sentir l'odeur du savon sur notre peau...

Les porteurs n'étant pas encore arrivés, ce sera lavage à "l'arrache.com", pas de serviette pour s'essuyer et tout juste un Tshirt propre à enfiler...

Le lendemain matin, les enfants du village ne manquerons pas une miette de ma "douche" matinale... Moi qui pensais être peinard de bon matin, loupé! C'était sans compter sur la curiosité des petits filous qui ont vu clair dans notre manège vers ce mini court d'eau...;-)

 

7 Avril, Rest Day Lapagaon 1810m

 

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Dawa nous emmène à la rencontre des gens du village:

 

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 Après avoir battu la feuille à gros coups de batte pour en faire sortir les graines, elles tamisent le millet

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Nous sommes effarés de voir les charges que portent toutes ses femmes, (jusqu'à 60kg parait-il), et que si jeunes les enfants sont mis également à contribution... Les petites poupées s'occupent déjà de leur frères et soeurs à peines plus jeunes qu'elles...

 

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  Au coeur de Lapagaon nous sommes au plus prêt du "NEPAL". Une pauvreté apparente pour ce qui nous semble être une forme de richesse à nous autres occidentaux, comme l'accès à l'éléctricité, le traitement des déchets, nos enfants tous à l'école et pas dans les champs... 

Pourtant ils ont une richesse énorme qui ne nous a pas échappée, c'est celle du coeur. Avoir si peu et être prêt à tout partager.... Camille & Jean Claude pourraient vous raconter comment en cherchant simplement de l'eau ils se sont vu offrir l'hospitalité, et le thé, par un habitant du village, sans rien attendre d'autre en retour que le simple fait de les avoir aidés, et partagé un bon moment avec eux....


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8 Avril Etape 7 Lapagaon 1810m - Rumchet 2010m 32km +2335m - 2203m

Nous entrons dans la région du Manaslu

 

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Wow, un parcours de toute beauté aujourd'hui, très varié encore une fois, avec un profil plutôt valloné étalé sur une trentaine de kilomètres.

Enfin valloné surtout sur la fin, le démarrage offre encore de belles grimpettes après être sortis du sentier qui serpente au milieu des immenses cultures en terrasse.

 

 

D'ailleurs dans le premier "mur", je trouve allongé sur le côté François B avec le Doc et Chhiring; la gastro monumentale dont il est victime depuis cette nuit (réveil brutal et bruyant à 2h du matin nous à tous sortis du comat, Martial encore aux premières loges pour en témoigner...) semble l'avoir complètement vidé (dans tous les sens du termes en fait...), il est blanc comme un cachet d'aspirine, au fond du gouffre, et sa cheville toujours douloureuse, le pousse à me glisser fébrilement: " c'est mort pour moi, fin de l'aventure"... Mon âme de guerrière sourde à la perception de ces mots, lui balance un: "bouge toi François, tu peux pas lâcher maintenant, t'as pas fait tout ça pour nous abandonner ici, relève toi et marche!". C'était vraiment pas tendre, mais c'était pour espérer qu'il poursuive sa route malgré ses maux, bien douloureux il faut le reconnaitre, surtout la cheville...

 

Après avoir passé nos porteurs et leur avoir glissé mon traditionnel cri de guerre pour leur donner du courage " Yeahhh Champions!!", je m'éclate comme une ouf dans ce dédale de descente bien technique.

Puis au prix d'un balisage encore vraiment très délicat nous entamons une descente en sous bois, ou très vite plus de balisage du tout et un tracé perdu sous les feuilles mortes, entre de gros rochers ou se mèlent arbres, racines, crevasses on ne vois plus l'itinéraire qu'il faudrait suivre... J'ai déjà rejoins Lydia, et Jean Marie, puis voilà que je croise François Poissonnier; des mots d'encouragements, une tape sur l'épaule pour donner force et courage à mon petit François (amical), (mais grand monsieur ;-)), la tête un peu ailleurs, je me laisse glisser dans ce qui semble être la suite du chemin... Puis je croise des vaches dans la descente, et ne vois vraiment plus rien de rassurant, comme si je me retrouvais au milieu d'une impasse... que des sous bois... Personne devant ni derrière, pas de rubalise rouge.... mmmhhh! tant pis, j'assure le coup, peste un petit coup, et préfère remonter maintenant pendant que je n'ai pas trop dévallé de D-, tant pis pour le chrono que je laisse filer, car je ne suis vraiment pas sûre d'être engagée sur la bonne route...

" Y a quelqu'un"??? Cris-je à tue tête pour tenter que l'on me réponde en amont afin de m'éviter une trop grosse remontée inutile... Faignannnnnnnte va!...

 

C'est mon François qui finit par me répondre, qu'il n'avait pas vu d'autres possibilité que la trace dans laquelle nous nous sommes engagés, que par deduction " file, file, allé perds pas de temps, c'est par là....", J'adore cet esprit cartésien! Merci mon François ;-)

 

Plus de peur que de mal effectivement, je me suis inquiétée trop tôt car je tombe pile sur un balisage tout juste au détour du virage suivant débouchant sur un sentier en balcon clairement marqué cette fois..... grrrrrrrh!

Brefff, je poursuis cette descente malgré tout agréable bien que fort piégeuse par endroit, vigilence est requise... 

Puis j'entends un bruit dans les fourés, tourne la tête et entraperçois mon petit "chaperon rouge" alias Isa, et sa petite frimousse blondinette, pestant elle aussi " j'me suis perdu, je sais plus ou je suis c'est du n'importe quoi..." Je tente de l'encourager et de la rassurer du mieux que je peux. Apparement il n'y a pas que moi qui galère ce matin avec ce balisage "fantôme"...

 

Je croise notre photographe préféré au col, et ne manque pas de râler au sujet du balisage avant de poursuivre ma route.

Je sais que Dawa fait tout ce qu'il peut pour assurer notre sécurité et pour nous faciliter la progression sur chaque étapes, je sais aussi que les baliseurs ont fait leur Job, mais ici le débalisage est chose courante, il est amusant de croiser des locaux, des enfants ou encore des mûles (si si) parés de nos jolies rubalises en bout de tissu rouge ou pourpre... Au moins on sait ou elles sont passées.... ;-)

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La suite du parcours est vraiment tip top, un sentier tout en balcon, sous forme de montagnes russes, ou l'on peut dérouler tout en admirant un panorama de folie, et tout en aperçevant régulièrement au loin, les prochaines difficultés que nous allons rencontrer... C'est amusant de se dire, "tiens, y a un beau sentier qui grimpe la haut, à coup sûr ça va être pour notre pomme!"... Et effectivement, nous avons droit de reprendre du dessert!... :-)


644511_4797532059672_340012653_n.jpgOn croise bon nombre de femmes chargées de pierres ou de bois dans de grands paniers en bambou. On les entends parfois rire à notre passage, et je me dis qu'il doivent bien se moquer de nous qui peinons à grimper avec nos tout petits sacs à côté de leur charges énormes...

 

Je rejoins mon snickers préféré, alias Martial, dans le dernier village juste avant Rumchet. Il a fait le plein de...Fanta biensûr, au dernier point d'eau! Et oui parce que notre graine de champion, lui il gagne les étapes en tournant exclusivement (ou presque) au snickers au twix et au Fanta!  Et le pire c'est qu'il ne connait presque jamais d'hypo!.... Je suis admirative et perplexe...

Nous terminons cette étape joyeusement tous les deux, et franchissons la ligne ensemble dans le très typique et rustique camp de base du village de RUMCHET.

 

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La fine équipe: Mes 2 chouchoux de la Réunion Jean Claude et Camille Eclapier en bas à gauche, juste au dessus le Girl power "SuissoNépalais" avec les miss Virginie Pytel et Malikala Rai, encore au dessus notre montagnard François Poissonnier, à demi nu juste à côté c'est mon Willou de la martinique Willy Malleau, juste devant notre graine de champion Martial Collomb, et la blondinette c'est Isabelle Olive, pour qui mes bras ne sont pas assez grand pour vous parler de la taille de son coeur....;-) Bien d'autres cordes à son arc pour ceux qui connaissent un peu de son très joli palmarès...


Elle qui a pris sous son aile dés le début du séjour notre tite Christelle; Une autre blondinette qui s'est demandé dés les premiers jours dans quel petrain elle était venue se fourrer à l'autre bout de la planète alors que son chéri lui proposait un séjour aux Maldives à la place... Elle qui venait pour la première fois faire une course en montagne... Je crois qu'elle a été bien servit! Immersion totale et sans transition du grand confort au mode " rustico physico survie". Il y avait la Christelle d'AVANT le Népal, et il y a au bout des 15 jours, la Christelle d'APRES le Népal... Elle s'est découverte, et nous l'avons vu se transformer à mesure que les jours défilaient; S'endurcir, se transcender pour surmonter chaque nouvelle difficulté...


Ce genre d'aventure nous pousse à nous dépasser encore et toujours, et à nous découvrir encore un peu plus... C'est fou de voir a quelle vitesse nous sommes capable de nous adapter à de nouvelles conditions, à un nouvel environnement, à différentes difficultés; et ces adaptations font de nous des femmes et des hommes nouveaux quelque part. Je trouve cette faculté vraiment précieuse...

 

QUECHUA-STORE-0873.jpg Notre coin dodo, sur le balcon d'une maison qui ne semble plus vraiment habitée, sous un toit non abrité du vent, mais ça tombe plutôt bien il n'y en a pas!

Dans l'après midi nous y dévorons nos premières patates à l'eau accompagnées de sauce piquante pour les plus téméraires; un pur bonheur! ça nous rempli l'estomac et change des frites et des patates sautées ou du riz...

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Notre cuisto s'affaire au repas de ce soir...

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Partage d'une excellente gamelle, locale typique mais délicieusement relevée à mon goût, un peu trop pour certain...

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Et hop au dodo car certains dorment debout pendant le Briefing quotidien de notre directeur de course... 

 

9 Avril, Etape 8 Rumchet 2000m - Philim 1698m 25km +1409m -1578m

 

Ce matin François B a pris sa décision, il ne poursuivra pas l'aventure avec nous. Kalden, souffrant également du genou depuis plusieurs jours, et lui, rejoindrons Kathmandu après une journée de marche, accompagnés d'un membre du staff.

 

Nous pouvons suivre du regard un moment le premier groupe ce matin, car le départ se fait en descente depuis le camp de base, et nous voyons même au loin la première difficulté à affronter se dresser à l'horizon... D'après Dawa il faut grimper la haut, passer le col et l'arrivée de la prochaine étape se fait derrière plus bas... Enfin pas tout de suite quand même...

Un parcours majoritairement en fond de vallée, ou nous suivons la rivière tout du long, d'un côté puis de l'autre, au travers de sentiers à flanc, roulants le plus souvents, une suite de montées descentes relativement courtes....

 

Nous sommes roues dans roues avec mon Réunionais adoré, le Jean Claude, The Descendeur; je sais qu'il finira par me passer car tout en souplesse sur ses appuis, il ne court pas, il vole de rocher en rocher... J'adore le voir progresser en descente, son style si agile et aérien en descente en font un vrai modèle pour moi, à l'image d'un autre maître en la matière, autre style, mais tout aussi performant, notre Dawa Sherpa biensûr!...

 

Nous arrivons très vite à une bifurque au milieu des blés, ou il n'y a.... Rien, ni à gauche ni à droite, il faut tenter notre chance d'un côté ou de l'autre... Bingo, Jean Claude ouvre la voie une première fois, puis renouvèle la prouesse une seconde fois un peu plus bas, alors que s'ouvre devant nous 2 possibilités, un sentier qui descend sur la droite et un autre, à flanc sur un chemin de ronde qui part sur la gauche....

Que faire? Et là Jean Claude et sa méthode de Sioux qui l'a rendu célèbre (du moins à mes yeux...;-)), se met à analyser le sol, et me jette un " c'est bon emy, y a des traces de baskets, ça doit être par là..." On s'engage, et bien plus bas, en effet, une magnifique rubalise rouge! ouf! ça c'est fait!...

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Nous longeons la rivière au milieu d'énormes blocs de pierres, et allons avoir une nouvelle compagnie pour nous accompagner tout du long: les mûles! mais par cortèges entiers! ça n'a pas l'air comme ça, mais ça prend une place de dingue ces petites bêtes là! Elles trust les sentiers, et à nous de nous faire tout petits (mais pas trop); il faut éviter de les doubler côté précipice, enfin, on fait surtout ce qu'on peut!

J'adore le cri des muletiers qui les accompagnent pour leur donner tel ou tel ordre; ça ressemble à rien, mais le pire c'est qu'elles obéissent! Elles sont chargées à bloc de vivres que nous pourrons retrouver dans les lodges plus haut...

 

Il fait encore très chaud aujourd'hui. Mais pas assez au goût de Virginie a priori, qui souffre d'un début de grippe semble t'il; elle court avec la grosse doudoune et le coupe vent alors qu'il fait une chaleur étouffante... Blanche, nauséeuse et fiévreuse, elle ira direct se coucher en arrivant...

 

Nous traversons de longues étendues de sable pour rejoindre la rive d'en face, et bon nombre de ces longues passerelles ou il vaut mieux arriver avant les cortèges de mûles, sous peine d'y trouver un monstre bouchon!...

 

Le balisage, enfin, pas de balisage, alors je demande aux locaux s'ils ont vu passer d'autres coureurs, "yes yes this way...", me font ils avec de grands signes, sans que je sois vraiment sûre qu'ils aient bien compris ma question....

Nous devons grimper une paroie par une sorte d'échelle en bois peu stable pour rejoindre le sentier juste un peu plus haut... D'en bas ça me parait un peu étrange, mais en même temps il n'y a pas vraiment d'autre option sinon que de traverser au beau milieu de la rivière, pour aller... Nulle part!

Il faut croire que la chance est avec moi sur ce coup là, car je me retrouve en tête l'espace d'un instant, étant semble t'il sur le bon chemin, alors que je vois débouler de nulle part Cyrille, qui me dit qu'ils se sont plantés avec Martial & Malikala en prenant une autre passerelle après le dernier village, du coup, une petite grimpette de plus inutile...

 

Martial ne tardera pas à me rattraper, je lui envoi tous mes encouragements au passage pour qu'il reprenne Cyrille et gagne cette étape. Il a l'air super facile, ça devrait l'faire...

Je m'attendais à voir fondre Malikala sur moi, mais... non; une fois n'est pas coutume, je finirai l'étape devant elle...

Pour rejoindre le joli petit lodge de Philim il nous faut remonter environ 150m+ à la louche, depuis la rivière.

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QUECHUA-STORE-0884.jpgPuis j'entend le sifflet annonçant l'arrivée d'un concurrent, la banderole est étendue dans ce que j'ai rebaptisé "main street".... LA rue du village de Philim, ou Jean Claude, Martial et moi ferons nos emplettes au rayon....Twix, snickers et Fanta....Surtout lui en fait! Mais aussi bouteilles d'eau et gâteaux coco... C'est qu'il faut penser à notre petit déjeuner dés à présent!...

 

Je ne vous ai pas encore parlé de nos petits déjeuners?! Alors parfois nous avons droit au "chapati", (c'est une sorte de pain local, en forme de crêpe) avec un peu de confiture ou de miel, puis un oeuf ou deux (ouf enfin des protéines!), et "black tea" ou "coffee". ça, ça va encore. Mais le plus souvent, nous avons été "régalés" par des sortes de "galettes à l'huile", on peut les nommer comme ça, parce que mise à part le côté gras et sucré de la chose, c'est assez peu digeste avant d'aller courir en fait...

427776_624946060852346_842964283_n.jpgPuis nous sommes également tombés dans l'arnaque du "Tsampa tsampa!"... Le 2ème jour au lodge de Tharepati, alors que nous sommes encore frais et dispo, nos papilles prêtes à gouter toutes les spécialités du pays, on nous sert au petit déjeuner une petite farine brune, à mélanger au black tea... Dawa nous explique que cette espèce de pâte épaisse qui en découle une fois mélangée au liquide et qui ressemble fortement à de "l'enduit mural" (ça vous donne une meilleure idée de la texture), ou au Smecta (ça vous donne une meilleure idée de la couleur et de l'odeur...), se nomme "Tsampa". C'est de la farine d'orge grillée, Il parait que c'est très bon pour l'altitude... A l'entente de ces mots, ni une ni deux, notre petit groupe de téméraires y va de sa bonne louchée bien remplie, "vas-y que j'te met du tsampa jusqu'en haut du bol pour être sûre que "question altitude ça se passera bien pour moi...!".

Attention, prêt pour le "goutage"?....Verdict: tous un peu dubitatif au premier jet, on trouve ça pas si mal, deuxième lampée histoire de confirmer la saveur de cette chose étrange.... "Mmmhh c'est même plutôt bon en fait, y a comme un goût de noisette grillée derrière"... Rajoutons un peu de sucre pour voir si c'est meilleur... Une cuillère, deux cuillères, puis trois... Wow, faut quand même sucrer un peu, mais ça l'fait! ....

Mais ça, c'était AVANT....

AVANT d'avoir été confrontés au "Tsampa Tsampa" chaque matin ou nous allions avoir une journée bien difficile, AVANT d'avoir découvert qu'il existait différentes sortes de Tsampa, et que par exemple la farine de maïs c'est vraiment sans saveur, AVANT d'être quasi tous contraints au régime "2 Smecta 2 Tiorfan et imodium"...Bref AVANT d'avoir juste envie d'un bon JAMBON BEURRE avec de la BAGUETTE fraiche, bien de chez nous, pour nous ravir les papilles et plus encore!... Nous sommes ébahis de voir le nombre de bol qu'est capable d'engloutir Dawa de cette mixture bizarre et au combien nutritive malgré tout..." Le premier c'est pour gouter, le deuxième c'est pour manger, et le troisième pour savourer...", nous répond t'il.... Ben nous, on s'est arréter au demi premier...

 

Tout ça pour vous dire qu'à force de "galettes à l'huile" et de "Tsampa", Martial, Virginie, Jean Michel, François P et moi avons finit par adopter les gâteaux coco au petit déj comme au dessert.... Martial, Virg & moi avons ajouté une note énergétique avec le tout précieux chocolat qui nous manque terriblement, faute de grives nous nous sommes rabattus sur les twix et les snickers, pour les pt'its dej, le goûter et parfois le dessert, ça l'fait quand même... ;-)

 

QUECHUA-STORE-0887.JPGPetite tour dans "Main street" avec Jean Claude, puis nous rendons visite à l'autre grand malade du jour avec Virginie, c'est notre François Poissonnier, cloué au fond du duvet, avec une fièvre de folie lui aussi... Je file prévenir le doc, affairé à séléctionner les photos du jour pour envoyer avec les récits des 3 derniers jours en retard faute de satellites ou de batteries...

 

Toujours pas de réseau sur Philim, alors heureusement nos hôtes ont le téléphone, et j'en profites sans hésiter pour joindre mon loulou que je n'ai pas eu depuis 6 jours...ça fait du bien d'entendre sa voix, même si la conversation est légèrement décalée et de courte durée..


Nous sommes bien installés dans ce petit lodge, ou le repas y est en plus délicieux, mais nous allons passer sans doute la pire nuit depuis le départ, du moins en ce qui me concerne...

Tout est calme et nous avons éteint tous les feux relativements tôt comme chaque soir, quand tout à coup, un p.... de cleps se met à aboyer tout ce qu'il peut de manière stridente et par à-coups réguliers et ça durant TOUTE la nuit... Sans raison apparente, ce n'est que le lendemain matin que Dawa nous parle d'une attaque de "Renards"... mouais, on l'aurait bien baillonné quand même le toutou...

Impossible de fermer l'oeil... J'ai du m'endormir juste sur le matin...

Le "réveil" va être dur, très dur...

 

10 Avril, Etape 9 Philim 1590m - Namrung 2660m  33km +1860m -850m

 

Sensations contrastées au réveil, je suis super speed malgré une nuit relativement pourrie, me prépare en 2 2, mon sac au porteurs est comme très souvent le premier prêt à être emporté...Petit dèj gâteau coco, twix et coffee, parfaitement diet quoi!

Nous regardons le premier groupe s'échapper avec Malikala, et le cortège de mûles les poursuivre...

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Dés les premiers mêtres de cette étapes, je sens que ça ne va pas être mon jour du tout... Pas de jus, vidée de toute énergie, le bide brassé, (bon ça c'est comme d'hab tous les matins depuis le début du séjour), et surtout chose rare me concernant, pas du tout envie d'y aller...

Pourtant le parcours est une nouvelle fois de toute beauté; la faible pluie d'hier n'a pas suffit à faire lever cette brume épaisse qui nous cache les sommets, mais le temps est particulièrement couvert aujourd'hui, il faut espérer une bonne rincée cette nuit pour nous ouvrir le ciel une bonne fois pour toute!...

La tête dans les chaussettes je ressasse un certain nombre de pensées négatives qui vont me plonger dans une sombre journée que j'ai renommé "mon black day".

Et quand ça va mal, tout va mal, je prend 2 ou 3 boìtes et "raye un peu la carrosserie" ça et là au passage... Je suis faible sur mes appuis, et peine à retrouver un peu de concentration... J'ai de fortes pensées pour mon loulou et mayounette que j'adorerai avoir au téléphone à cet instant précis... Je crois qu'il n'y a qu'eux qui pourrait m'aider à balayer cette spirale négative de ma tête...

Seulement voilà, perdue au milieu de nulle part, enfin si toujours cette rivière à main droite le plus souvent, mais pas de réseau...

 

Cette étape est roulante, trop pour apporter un peu de fun à mon esprit... Il faut dire que je n'y met pas beaucoup du miens...

Pourtant la fraicheur des sous bois, la variété de ses abords de rivières tantôt tapis de feuilles et de racines, tantôt dans le cailloux devraient me ravir...

 

Pour une fois je ne serais pas d'une agréable compagnie auprès de mes camarades Lydia, Jean Marie, Jean Mimi, François, tite Christelle, Dario et Isa que j'aime à retrouver et à encourager au cours de chaque étape... Passage furtif, la tête dans les épaules, mon chéri me verrait il dirait sans doute "la tête des grands jours..."

 

Dawa me rejoint à quelques encâblures de l'arrivée; je suis comme soulagée de le sentir prêt de moi et tente de puiser un peu d'energie de chaque mot de réconfort qu'il me porte... Mais je décroche assez vite... Trop c'est trop, et quand ça veut pas...


Dans les bras de mon Jean Claude à l'arrivée, y a plus qu'à relâcher.... quelques larmes de déception, de moi, mais pas du parcours...

Faut que j'aille dormir, demain sera un jour meilleur....I hope so...

 

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Extrait des récits écrits en Live après chaque étapes:

 

   11 Avril, Etape 10 Namrung 2660m - Samdo 3690m 27km +1590m -395m

 

" Neige tombante sur Samdo, au lodge ou nous allons passer notre 12ème nuit, c'est l'heure du goûter. 16h c'est aussi presque le dîner ici. D'autant que demain matin le 1er groupe partira à 4h00 du matin, et nous à 5h00 pour être le plus tôt possible au Larkya pass, point culminant de la course à 5100m.

 

Nous attendons tous ce jour avec impatience depuis le début du séjour; avec un peu d'appréhension aussi.

Ces deux dernières journées ont été assez éprouvantes pour moi. Pas tant sur la difficulté du parcours, mais parce-que à mon tour je subi de méchants désordres gastriques, comme bon nombre de mes collègues du groupe. Séchée, sans jus ni motivation, je puise dans le reste d'energie en stock, (Dieu merci, il y en a encore!...), pour avancer.

 

Pour la première fois depuis le début du séjour, hier nous sommes rentrés sous la pluie. Une pluie qui se faisait désirer depuis 3 semaines...A tel point qu'elle a permis de chasser cette brume épaisse qui nous bouche le paysage depuis plusieurs jours.

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Ce matin, la priorité n'est plus à la course, mais simplement à ralier l'arrivée le plus rapidement possible; pas pour battre un chrono, mais simplement par hâte de se reposer de nouveau. C'est drôle, même moi je ne pense qu'à la sieste d'après course, qui l'eut cru?!...

 

Nous sommes à 3760m, il neige et les porteurs ne sont pas encore arrivés. La sieste se fera sous le drap léger du lit et avec une bise bien fraîche, nous rappelant qu'il meule sévère en altitude!...

 

Notre petit groupe à rejoint le bercail assez tôt aujourd'hui. Donc bon repos pour tous cet après-midi.

Notre petite cuisine collective n'est pas chauffée, et  nous bataillons pour que le gardien allume son poele. Il est partit chercher du bois, mais cela fait une bonne heure maintenant...

A défaut de chaleur, le déjeuner de Lydia a fait plaisir à tout le monde puisque nous venons de profiter des patates chaudes au goût de noisettes en guise de ... on ne sait plus trop si c'est le goûter, ou l'apéro...17H04.

 

Le Doc rédige le CR d'hier, et Tite Christelle nous fait celui du jour. Nous avons beaucoup de mal à avoir le Satellite pour donner des News. Quand au réseau pour le portable, c'est encore pire. Il me tarde pourtant chaque jour d'entendre la voix réconfortante de mon loulou...Mais ce ne sera pas encore pour aujourd'hui... Vivement demain, il me tarde de voir le soleil depuis le Larkya Pass...

17H10"

 

Souvenir délicieux de cette petite journée: Les plaquettes de chocolat noir et au lait qu'avait caché le doc dans le défibrilateur... Il nous les a fait péter le soir en dessert après le diner, et je crois qu'il n'imagine pas l'instant de pur bonheur et de douceur qu'il nous a fait vivre... Esquis, gourmand, un excellent remède pour le moral.... Merci le doc de veiller sur nous! ;-)

 

hop dodo car réveil à 3h demain.... Les sacs 3h30, premier départ 4h00, n'est ce pas Dario...

 

 

12 Avril, Etape 11 Samdo 3690m - Larkya Pass 5100m - Bhimtang 3720m 15km hill run & 8km downhill walking link. +1292m

 

" Voilà enfin une bonne petite sieste réparatrice cet après-midi sous la chaleur de nos duvets arrivés pour la première fois avant nous. Belle surprise pour une belle, très belle journée, sous un soleil radieux et un ciel bleu majestueux, bien dégagé, nous offrant une vue époustouflante sur tous ces sommets immenses, tout blancs qui nous entourent.

 

Nous sommes pourtant à 3700m, mais ils nous dominent de bien plus haut encore, et l'on peine a estimer leur hauteur.

931183_624946484185637_1599020327_n.jpgA propos de hauteur, nous avons pris notre compte aujourd'hui, en passant ce fameux "Larkya Pass", tant attendu de nous tous depuis le début du séjour.

"Longue montée", ce col porte bien son nom en effet. Une pente régulière, qu'il faut arpenter doucement au rythme de nos pas ralentis tout d'abord par une neige abondante, et quelques plaques de verglas.

 

Le groupe 2 parti à 5h20 ce matin n'a pas eu l'usage des frontales. Mais le démarrage dans le petit jour ou le soleil n'a pas encore montré le bout de son nez, offre des sensations fraîches et d'immensité.

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Ce matin je me sens bien, le mal de ventre est toujours présent, mais la perspective vers ce qui nous attend aujourd'hui me remplie de joie. 1400m de D+ pour 15km de montée pour atteindre l'objectif ultime du séjour...

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Regroupement des troupes au col, ou nous ferons quelques photos, puis la descente (pentue, glissante, dangereuse) sera neutralisée, et nous ferons les 8km restant par une marche de liaison.

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Une marche durant laquelle nos estomacs affâmés ne manquent pas de nous rappeler que nos chers plats traditionnels, (de la métropole, comme de la Martinique ou de la Réunion), nous manquent terriblement. Nous avons goûtés à tous les plats locaux, des momos au Tsampa du matin, le traditionnel Dal bath, la "soup soup" bouillon pâtes patates coriandre, la galette à l'huile sous toutes ses formes, mais là, nous rêvons à de simples plats qui ravissent un peu plus nos papilles..."  De la côte de boeuf au sandwich Jambon beurre, de la salade de roquette chêvre chaud en feuille de brique avec miel et tomate séchée à la salade d'endives noix et roquefort, du Cari poulet au rougail saucisses, tout y passe... Même le crumble poire chocolat et la tarte à la rhubarbe... Et biensûr en bons Hauts savoyards que nous sommes nous n'oublions pas le Beaufort et l'Abondance, n'est ce pas Martial?!...

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" Nous allons apprécier ce soir pour la première fois depuis le début du séjour, un matelat moelleux, confortable, dans une chambre presque bien isolée du froid, pour une super big nuit de récupération dans ce chouette petit Lodge de Bhimtang, un plateau à 3720m qui nous rappelle nos pâturages de 1700m...."

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Souvenir délicieux: Je revois ma choupette Virginie avec sa bassine rouge dans les mains, longeant le lodge et à qui je demande "tu vas ou comme ça?", et qui me répond fièrement avec une tête déprimée et résignée "j'vais m'laver", toute fière d'avoir 3 gouttes d'eau chaude dans sa bassine qui 2 secondes avant avait des plures de patates à l'intérieur.... Enorme!! J'en rigole encore en revoyant sa tête et en écrivant ses lignes, very excellent!!!

 

 

 

 

 

 

13 Avril, Etape 12 Bhimtang 3720m - Tal 1700m 32km  +480m -2392m

Nous entrons dans la région des Annapurna

 


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"Mais que se passe t'il?...ça sent l'écurie ou bien?! On dirait que oui! La promesse d'une douche chaude à l'arrivée, du téléphone pour joindre nos proches, injoignable depuis une semaine, et le "Grand luxe" Népalais pour le Lodge de ce soir nous boost tous.

 

 

 

Pour ma part, le programme de la journée me ravie encore: 2450m de D- à avaler pour 32km avant de rejoindre le très joli village de Tal (1700m).

 

Nous longeons toujours la rivière en fond de vallée, mais cette fois nous ne prenons pas d'altitude. 430 tout petits mètres de D+ seulement aujourd'hui, étalés sur le parcours au rythme de coups de culs, parfois un peu raides tout de même.

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Un parcours très roulant, ou l'on apprécie malgré tout quelques passages techniques en descente.

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Nous traversons, et retraversons plusieurs fois les fameuses passerelles, croisons de nouveaux quelques mûles, ou chevaux, puis à la sortie du dernier village avant Tal, le Staff envoi un petit coup de sifflet pour me montrer la descente dans l'étroit passage à escalier pour rejoindre un peu plus bas les derniers 5km de "piste".

 

Dernière traversée de passerelle ou je retrouve Dawa, toujours armé de son appareil photo. Quelques clichés à la volée, puis il m'accompagne jusqu'à l'arrivée; " Combien il reste Dawa?" " A peine 10' maxi, c'est tout plat"... Enfin, tout plat à la Dawa quoi...

 

Portail traditionnel marquant enfin l'entrée du village, puis encouragement du staff et des coureurs déjà arrivés, ça y'est c'est finit pour aujourd'hui.

 

Douche presque chaude, mais forte agréable, on sent enfin de nouveau le savon! Je ne me rendais pas compte à quel point avoir les cheveux propres pouvait être un bonheur indescriptible!...

Petite lessive du jour dans la foulée, le soleil brillant et le vent soufflant devraient le faire rapidement sécher.

 

Une fois tout le petit groupe rentré au bercail, nous avons le privilège de pouvoir déjeuner tous ensemble en terrasse; Le sourire est sur toutes les mines.

Heureux de l'étape, d'être aussi à l'avant dernière étape, heureux de ce que l'on a déjà parcouru, heureux de ce séjour fabuleux au Népal, heureux d'avoir gravit cette pass à 5100m, heureux d'être là, tout simplement...

 

Du repos pour l'étape ultime, et en attendant je m'empresse de décrocher mon téléphone pour joindre mon chéri, il me tarde d'entendre sa voix depuis si longtemps... 16H35."

 

Souvenir délicieux: Ce poulet "wings" au diner du soir! Un extrême régal! Furtif si petit et bénit soit ce bout de poulet qui est venu apaiser mon envie démesurée de viande!

Merci Dawa d'avoir essayé à chaque instant de nous faire plaisir et d'avoir a été à notre écoute, l'air de rien, dans les bons comme dans les moments plus difficiles... Y a que toi pour être aussi fort, sur le terrain comme dans ta façon de nous faire partager tes terres... C'est enorme tout ce que tu nous a apporté et appris durant ces 15 jours de courses....

Je ne te remercierai jamais assez!...

 

Autre souvenir délicieux: Cet échange de regard de bon matin, entre Martial et moi, chacun à l'autre bout d'une table, l'air dépité à la vue de la énième galette à l'huile et des oeufs; je nous revois, lui me montrant du coin de la main son snickers en hochant la tête, et moi, morte de rire avec également mon snickers dans la main... Pas besoin d'en dire plus, nous nous sommes compris sans détour... ;-)

 

14 Avril, Etape 13 Tal 1700m - Khudi 790m 30km +725m - 1550m

 

Chanson du jour, Bonjour!

Que j'ai rebaptisé : "The last day!"

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" Dans le bus, rustique, qui nous ramène vers kathmandu, notre petit groupe peu enfin se réjouir d'être venu au bout du périple, arrivée aujourd'hui à Khudi.

 

Ecrire ce petit récit du jour n'est pas chose simple, car nous sommes pas mal chahutés par la route carrossable, mais surtout bien cabossée...

 

Déjà les premiers yeux des valeureux guerriers du Trail des 3 vallées 2013 se ferment comme pour se laisser bercer par le ronronnement du bon gros vieux moteur Diesel de notre bus Népalais, à la déco intérieure plutôt "kitch".

La poussière, la chaleur et l'odeur ambiante aident à trouver rapidement le sommeil...

 

Ce fût sans doute la plus belle étape aujourd'hui. Pas simplement par la splendeur du parcours, encore que, mais parce que notre groupe 2 a choisi de courir ensemble cette dernière étape. Seul Cyrille fera cavalier seul...

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Nous avons optés pour le partage d'une dernière étape sous le signe du plaisir, de la convivialité, et en profitons pour une fois pour ouvrir grands nos yeux et apprécier chaque chose qui nous entoure.

Toutes celles que nous voyons sans "voir", lorque l'on est en mode "course". Et c'est fort agréable pour nous tous:

Jean Claude, Camille, Willou, Virg, Martial, Malikala & moi, ainsi que Pemba, & Dawa Junior (tchip tchip tchip...) qui nous accompagnent sur toute la route.

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Nous vivons à cet instant des moments forts, uniques ou des liens sacrés renforcent une amitié naissante...

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Nous prenons le temps d'une pause "coca" rafraichissante au passage d'un joli village, puis continuons, chantonnant de temps à autre. Le sourire se lit sur tous les visages. Nous ne pouvions pas imaginer plus belle dernière étape...

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Le réveil à 3h ce matin n'aura même pas suffit à nous achever. Une fois l'arrivée raliée, nous trinquons joyeusement comme il se doit la fin de ce joli défi, heureux et triste à la fois.

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Tout le monde à bon port, pas de blessure, et ravis de tout ce que nous avons vécus et partagés.

Quoi de plus beau pour notre directeur de course?


QUECHUA-STORE-0821.JPGQuelques photos, la cérémonie de clôture pour nos porteurs, que je salue au passage pour leur courage et leur bravoure. "All Champions"! Ces gars là mon véritablement impressionnés. Avec presque rien, parfois juste en tongues, ils nous ont suivis tous les jours, chargés de nos 15kg de "confort" + leur propres affaires. Chapeau bas messieurs! Good, mais difficile Job!

 

Nous avons quitté Khudi depuis presque 2H, avec un peu de tristesse et beaucoup de joie. je suis partagée entre le sentiement de "mince, déjà finit", et celui de "cool, on rentre à la maison". Mon chéri me manque terriblement.

J'ai adoré cette aventure, bien que difficile et totalement nouvelle pour moi. Quatorze jours de course, c'est quatorze départs à gérer pour quatorze "petites" distances à effectuer, ce n'est pas un ultra, non c'est un tout autre format, très dur, mais très bon au final.

15H32"

 

Allez courage, plus que 6h de bus!.... Mais je ne le sais pas encore au moment ou j'ai écrit ces lignes....

 

Souvenir délicieux: Le premier que je metterai à l'honneur est bien évidemment notre diner au Steak House bien entendu! Alors là, celui là, il est inoubliable! Imaginez un peu cette viande, tendre, fondante, mmmmhh on en a tellement révé pendant 15 jours, Dawa l'a fait! Merci Monsieur! ;-)

 

Encore un souvenir délicieux: Il faut que je vous dise, 8H de bus au Népal, sur les routes du Népal, c'est, comment dire... une performance en soit d'y survivre! Un vrai défi! celui d'échapper à un face à face avec un autre bus enervé déboulant à toute allure au milieu de la route en sens inverse! Heureusement nous avions un co-pilote de dingue dans notre bus, qui sifflotait et tapait sur le bus à tout bout de champ, en se tenant debout sur le perron de la porte,  et nous avons compris au bout de quelques heures, qu'il servait de guide, ou de rétroviseur à notre chauffeur, énorme! Un vrai travail d'équipe! Perso j'ai préféré ne pas regarder la route de peur d'être trop prêt de l'accident si jamais...

 

Autre souvenir délicieux: Beaucoup moins glamour celui là, il concerne notre pause "pipi", sur le bord de "l'autoroute" locale, sur un espèce de, on ne sait pas si c'est une ancienne décharge recouverte ou bien, mais, bon question intimité, faudra repasser: les garçons à gauche, les filles à droite, rien pour nous séparer bien entendu, juste une ligne imaginaire qui n'empèche pas le regard de ces messieurs vers nos fraiches petites fesses...

Je crois que Christelle a du adorer...

ça me rappelle le tout premier arrêt "pipi" dans les rues de Kathmandu à la première étape; en pleine ville, on était parti y a quoi tout juste 30 minutes peut être, mais on avait pas pu faire le "pipi de la peur" sur la place de Bodnath stupa aussi, ça aurait fait désordre... Alors comprenez nous, comme toutes bonnes filles qui se respectent, il fallait bien faire la petite pause qui va bien! Et au détour d'une rue donnant une nouvelle fois sur une belle petite décharge, je cri " pause pipi", et hop, virage à droite, j'avais pas dit ça que je vois toutes les gazelles du groupe rapliquer en 2 2, hop, short sur les chevilles, tant pis s'il y a plein de locaux autour et si les garçons sont aux premières loges, ont fera nos "prudes" plus tard.... Quand j'y repense, c'est enorme quand même, ça reviendrait à faire ça en plein milieu du centre d'Annecy, j'ose à peine imaginer ce que les gens en penserai.... Vive le mode "baroude au Népal!"... ;-)

 

Pour revenir à des choses un peu plus "convenables", je vous parlerai de notre hotel d'arrivée. Je ne pouvais pas terminer ce récit sans vous dire combien le retour au mode "confort" nous a fait un bien phénoménal!

Après l'effort, le réconfort! Grande chambre, avec éléctricité, lit avec draps et couette, wc et douches individuels, eau chaude biensûr... Le grand Luxe! Sentir le shampoing, un peu de maquillage, redevenir une fille...Bon mise à part les blessures de guerres peu esthétiques sur les guiboles... Mais sinon, trop bon! ;-)

 

15 Avril, Kathmandu, Retour au mode "confort"

 

Day off, grasse mat, petit déjeuner continental avec des céréales en flocon, jus de fruits, banane, café au goût de café, pain tranché grillé presque bon, confiture et beurre à la texture de beurre! Je suis sur un nuage!

En mode radar on semble avoir à peine atteri... Notre corps est à Bodnath Stupa, mais notre esprit est encore à Larkya Pass...

Dernières emplettes pour les uns, un peu de repos pour les autres......

 

Puis c'est l'heure de rejoindre le joli logis de Chhiring et Dorjee, lieu ou nous allons fêter la cérémonie de clôture pour ce trail des 3 vallées...

On danse jusqu'au bout de la nuit après avoir goûté une dernière spécialité locale: le Chang! (Alcool de riz) Nonnnnn c'est pas fooooooort du tout.....

 

 

 16 Avril, Kathmandu - Doha - Genève

 

3 heures de massage après un bon petit déjeuner, nickel avant de prendre l'avion! Si vous cherchiez Virginie, Christelle, Isa Jean Marie ou moi... Ne cherchez plus, on est entrain de se faire chouchouter des pieds à la tête pendant 3heures de dingue! 

 

Valises bouclées, c'est l'heure de quitter nos hôtes, le staff de Dawa, Chhiring, Pemba,Dorjee, Dawa junior, le frère de Kalden, la maman et la soeur de Dawa (le notre ;-)); nous laissons également nos 2 tourtereaux Malikala qui enchaine sur Annapurna Mandala Trail le 20 avril prochain, et Martial qui prolonge un peu son séjour, Lydia qui rentre dans 2 jours...

 

Personne dans l'avion à Doha pour Genêve? Qu'à cela ne tienne, on va occuper 3 banquettes pour passer la nuit allongés convenablement, pas de soucis! ;-)

 

 

 

Le mot de la fin....


"Today I feel bad, better than yesterday, but less than tomorrow, I hope so...

I just want to cry, is so difficult, but...

...When I open my eyes, i see... Wow! Awesome! NEPAL is... Magic, simple, nature, pure...infinite, immense...

How lucky girl I am to be here!...

 

Feel my mind, one day, on the 3 vallées 2013 TRAIL..."

 

Enjoy the life, your life, and share!

 

 

MERCI DAWA!

 

A bientôt sur les sentiers!

 

Emy

 

 

 

 

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arnaud 27/09/2013 15:37

Quelle belle philosophie Emy, quand tu dis en préambule que nous sommes insignifiants face à l’immensité de l’univers. Vos périples ne font que conforter cette hypothèse. Le Népal est un pays
fabuleux. Comme toi, beaucoup ont rêvé d’y aller pour escalader le Toit du monde. Au-delà de l’aventure, le gens cherchent en quelque sorte à relever des défis ou à se prouver quelque chose. Ton
récit a été captivant, d’autant plus qu’il était plein de rebondissements. Mais ce que j’ai le plus apprécié, c’était la dimension humaine de cette aventure que nous avons vécue avec toi, par
procuration.

mayounette 24/04/2013 22:20

Wawww, ça c'est du récit !!! Quelle magnifique expérience, avec ses hauts, ses bas, racontée avec ton coeur, comme toujours ! Bravo mon phénomène ! bizzz

Pierre pfx 23/04/2013 09:07

Quel beau voyage Emy tu nous fais vivre, à la fois bourré d'émotions, de regards culturels, de performances sportives, de partages généreux et chaleureux avec tes compagnons d'aventures.
Une grande (jeune) dame mon Emy que j'aime, au grand cœur et à l'immense talent.
Ton Pierrot.

Micka 22/04/2013 10:19

Merci Emy pour ton récit. Quelle belle aventure sportive et humaine.

2ni 22/04/2013 06:11

WAOUWWWWW !!!!!
Bravo Emy... et merci de nous avoir faire "vivre" tout ça, vraiment !
Bonne chance pour la suite !
Namasté...